Assemblée Générale du 23 février 2018

Une trentaine de sociétaires sont réunis pour cette AG malgré les intemperies.

Le Président présente les excuses des personnalités invités mais non disponibles et demande un instant de recueillement pour nos amis disparus.

Le compte rendu de la précédente Assemblée est adopté.

Le trésorier présente le budget de l’année écoulée:

  • Dépenses: 36800€ dont 31000€ de lâchers de poissons
  • Recettes: 38400€
  • Le solde est positif de 1600€
  • Notre épargne s’élève à 114800€

Le budget est adopté à l’unanimité.

Le Président rappelle que nous bénéficions de retombées fédérales importantes et proportionnelles à notre linéaire de première catégorie. Notre épargne doit nous permettre de faire face à d’éventuels imprévus et/ou travaux sur nos sites.

Une AAPPMA a pour mission la gestion de l’activité pêche mais surtout la protection du milieu aquatique. Pourtant, toutes nos dépenses vont vers la partie pêche et notamment les empoissonnements. Les aménagements sur nos linéaires sont principalement effectués par les collectivités (contrats territoriaux…).

Avant travauxAprès travaux

Le Président souhaite plus d’actions en faveur du milieu qui sont les seules a pouvoir nous garantir une pratique authentique de notre activité dans les années à venir.Notre territoire a beaucoup à offrir, il faut maintenir notre richesse en état par la préservation du milieu aquatique.

Les Cartes:

Avec 1246 sociétaires toutes cartes comprises, le nombre d’adherants est relativement stable sur plusieurs années.

les cartes fédérales sont en légère baisse alors que le nombre d’inter-fédérales augmente. Ce qui prouve que nos adhérents pratiquent aussi sur d’autres secteurs.

Les cartes jeunes sont stables. Avec 313 sociétaires de moins de 18 ans, un pêcheur sur trois est un jeune( hors cartes journalières).Si c’est un gage d’avenir, nous devons néanmoins entreprendre plus d’actions en faveur de cette catégorie d’age.

Dans ce sens, l’APPMA organisera une manifestation à l’étang des Prairies le 3 juin dans le cadre de la fête de la pêche.A noter qu’en 2019, au niveau national toutes les cartes de pêche seront délivrées via Internet.

Les repeuplements:

En novembre, les étangs ont reçus:

  • 1200 Kg de carpes
  • 150 Kg de gardons
  • 30 Kg de brochets
  • 20 Kg de sandres
  • 20 Kg de black bassUn black bass
  • Pour l’ouverture de la 1ere catégorie, 250 Kg de truites ont été lâchées dans la Dore amont et 100 Kg dans la Dolore aval afin d’optimiser l’offre halieutique.Pour 2018, le conseil d’administration a décidé:
  • De supprimer les lâchers de truites arc en ciel. Les étangs seront dédiés aux poissons blancs.

Plusieurs raisons ont amené cette décision:

-L’approvisionnement en truites de qualité est de plus en plus difficile

-Le entorses récurrentes au respect des règlements, des lieux de pêche et des poissons

-La mauvaise image donnée par cette pêche artificielle à l’ensemble des pêcheurs et notamment auprès des jeunes beaucoup plus respectueux.

  • De supprimer la pêche de nuit sur les étangs de la Colombiere et Cunlhat en raison des abus répétés aussi bien en matière de respect des règlements que de la sécurité(feux).
  • De mettre en place un parking sur le site de Brugeailles qui limitera la circulation aux abords de l’étang.

Le Président donne lecture des conclusions de l’enquête génétique realisée par la fédération départementale.

Etude génétique des populations de truites communes

De 2013 à 2015, la FDPPMA 63 a réalisé l’étude de la répartition micro-géographique de la diversité génétique des populations de truite commune sur 3000 poissons adultes, plus de 140 points d’échantillonnage sur 62 cours d’eau et 200 géniteurs de la pisciculture fédérale.

L’objectif de ce travail était d’évaluer l’influence de décennies de pratiques halieutiques et piscicoles. En premier lieu l’étude génétique nous a permis de déceler avec certitude les poissons issus d’alevinage et donc de voir les rivières où ceux-ci étaient bien représentés. Ces cours d’eau correspondent à ceux qui ont le plus de perturbations et sur lesquels les populations sauvages peinent à s’établir. Cela ne veut pas dire que les individus déversés arrivent à implanter leur population (reproduction, éclosion, croissance) mais tout simplement que ce sont les alevinages annuels qui permettent de maintenir artificiellement une population. Sans ceux-ci le nombre de truites de ces cours d’eau serait très faible. Les bassins concernés sont situés au Nord-Ouest du département, Morge, Bédat, Artières et quelques rares affluents de la Sioule et du Sioulet. Sur tous ces cours d’eau, pollutions, recalibrages, étangs, assecs estivaux… ont fragilisé les populations en place. Sur quelques stations isolées, la détection d’individus issus d’alevinage est systématiquement associée à des secteurs ayant subis des pollutions sur lesquels les populations sauvages n’ont pu recoloniser (présences d’obstacles infranchissables). Le reste des cours d’eau est peuplé d’individus d’origine sauvage, issu de reproduction et de grossissement naturel. Cher, Ance du Nord, Bassin de la Dordogne, Sioule, Dore, Couzes et leurs affluents sont peuplés de truites sauvages avec une diversité génétique marquée par bassins versants, avec des groupements très différentiables d’un secteur du département à l’autre. Très peu d’individus sont concernés par un éventuel mélange génétique entre populations sauvages et issus de pisciculture (introgression). Quand les deux origines cohabitent, les individus sauvages « prennent le dessus » tant que les conditions de milieu le permettent. Les poissons de déversement grandissent, mais meurent plus rapidement et ne participent que très faiblement à la reproduction, malgré des milliers d’individus déversés depuis des années. En conclusion dans les cours d’eau en bon état il ne sert à rien de déverser des alevins dans l’espoir que ceux-ci augmentent le stock de poissons capturables, il est plus cohérent de les réserver aux cours d’eau perturbés pour lesquels ils participent réellement à améliorer l’offre halieutique. Et dans tous les cas il faut être attentif et travailler à la qualité des rivières. 

Notre territoire fera l’objet d’une étude comparative sur 2 ruisseaux au profil comparable après mise en place du protocole par les techniciens de la fédération départementale.

Sont prévus:

  • Le ruisseau de Saint Pardoux
  • Le ruisseau des Issards

L’un restera en gestion patrimoniale alors que le second recevra des alevins de la pisciculture fédérale.

Cette étude sur ces 2 affluents de la Dore coté Livradois attestera du bien fondé de la gestion patrimoniale ou de la pertinence des lâchers d’alevins sur notre première catégorie???

Les inventaires piscicoles:En 2017, 8 stations de notre territoire ont été étudiées. Les classements IPR vont d’excellent pour l’Ance et un secteur de la Dolore à très mauvais pour le ruisseau des graves (lié aux activités anthropiques).

En règle générale, il manque certaines catégories d’age pour les truites et notamment les juvéniles et les poissons supérieurs à la taille légale de capture. Les conditions climatiques subies depuis plusieurs années n’ont pas favorisé la ressource.

On constate aussi une diminution très nette et inexpliquée des populations d’ombre sur la station de l’Ance.

Garderie:

Le garde de l’association a effectué de nombreux contrôles sur les étangs de l’AAPPMA et continuera cette mission principalement.

Le conseil d’administration donnera une réponse positive à la demande d’une personne  qui souhaite faire de la garderie notamment sur le secteur aval de la Dore.

Manifestations:

L’AAPPMA organisera la fête de la pêche le 03 juin à l’étang des Prairies ainsi que 3 concours de pêche, les 28 avril et 14 juillet à Brugeailles, et le 26 mai à Cunlhat.

L’adhésion à une AAPPMA  confère le droit de pêcher mais aussi l’obligation du respect des règlements, du poisson, des sites…

La pêche dans le Livradois Forez reste et restera un grand plaisir!